Saint-René Taillandier,
VI. — Le prince Michel Obrenovitch…
“ La ruine de l’une des plus précieuses conquêtes de la nouvelle Serbie, la destruction de ce droit héréditaire arraché à la Porte-Ottomane par la politique de Milosch, et qui préparait, qui assurait pour l’avenir la pleine indépendance du pays. En voyant les Serbes renoncer eux-mêmes à un droit si chèrement acheté, le divan de Constantinople éprouva une joie facile à concevoir. Le jeune prince, conseillé par sa nièce, avait beau prendre le titre de Michel Obrenovitch III, ce n’était pas comme héritier de Milosch Obrenovitch, c’était comme élu du sénat qu’il était appelé au trône. ”
