Émile de Laveleye,
L’Allemagne depuis la guerre de 1866
“ Il est évident qu’un clergé salarié sera moins indépendant qu’on clergé propriétaire ; il dépendra de l’état qui le rétribue et du pape qui l’institue. Le prêtre catholique, n’ayant point de famille, vit déjà en dehors de la société civile ; s’il n’a point de propriété foncière, rien ne l’intéresse plus au pays qu’il habite. Tous les liens qui peuvent l’attacher au sol étant coupés, il n’a plus qu’une patrie, Rome, qu’un souverain, le pape, qu’un intérêt, la domination de l’église. Quoi qu’on fasse, l’action du clergé sur le peuple demeurera, au moins pendant longtemps encore, très grande. ”
