Slavie

Définition et enjeux

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  La Russie et les Russes

“ L’église russe, depuis saint Vladimir, célèbre l’office divin en slavon. Ce slavon d’église n’est point le père des langues slaves, comme le latin est celui des langues latines. Apparenté surtout au slovène et au bulgare, il n’est qu’une forme vieillie d’un des dialectes parlés dans l’ancienne Slavie avant que l’établissement des Hongrois au cœur de leur pays n’eût coupé les tribus slaves en peuples isolés. ”
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Cyprien Robert,  Revue des Deux Mondes

“ Il en est résulté ce fait anormal, que chez les Slaves l’épanouissement prématuré de la prose a partout précédé celui de la poésie. La littérature polémique, satirique et pamphlétaire, au lieu de fixer la langue en Slavie comme dans le reste de l’Europe, n’y a au contraire marqué que l’époque de transition, l’époque de combat et de délivrance du joug étranger, et c’est la poésie seule qui, long-temps après la prose, est venue donner à chaque littérature slave sa signification historique et sa mission européenne. ”
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Portrait de Julian Klaczko Julian Klaczko,  Le Congrès de Moscou et la Propagande panslaviste

“ Une foule immense, et que les journaux russes évaluent à trente mille hommes, stationnait dans les alentours, « couvrant du grondement de l’océan les bruits lointains de la salle. » Au centre de celle-ci se dressait le drapeau des saints Cyrille et Méthode (les deux apôtres de la Slavie orientale) ; sous cet étendard, qui à Saint-Pétersbourg avait déjà été accepté pour le symbole de l’unité slave, venait se placer tout orateur qui voulait haranguer les convives. ”
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