Bailleux de Marisy

Résumé

Bailleux de Marisy Revue des Deux Mondes

Êtres imparfaits et périssables, nous n’avons de valeur morale que par la lutte, nous ne sommes heureux que par l’amour. Supprimer la liberté, détruire les chances du combat, condamner le travailleur à produire sans émulation, sans alternative de profits et de pertes, réduire sa responsabilité personnelle à une diminution de consommation, c’est rendre inutiles les facultés qui sont sa force ou sa gloire, le zèle pour arriver au mieux, le courage pour supporter le pire ; c’est lui enlever l’espoir qui fait vivre, et le succès qui récompense d’avoir bien vécu.
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Bailleux de Marisy Revue des Deux Mondes

La concurrence, ce bien et ce mal dont toute industrie et tout commerce doivent tenir compte, qui est la source de tout progrès, mais aussi qui condamne tant d’essais à demeurer stériles, n’est-elle pas d’autant plus à redouter entre les sociétés de crédit que leurs conditions d’existence sont plus difficiles, moins rémunératrices, et que le renom d’un établissement tient à des causes multiples et mal définies? Et, en cette matière, ne peut-on passe demander si la concurrence est nécessaire et si elle répond aux vrais besoins du public?
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Il ne peut pas plus assurer le bien-être que décréter la vertu et la vérité, il le peut encore moins à l’aide d’un système qui conduit à l’appauvrissement ; son seul devoir est de combattre la misère aussi bien que l’erreur et le crime, mais sans porter plus d’atteinte à la liberté du travail qu’on n’entend en porter à la liberté de la conscience et de la pensée : il n’a pour arriver à ce but qu’à rendre le travail plus loyal pour tous, plus accessible à chacun.
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