Résumé

Des intérêts généraux : comment ils doivent être compris et sauvegardés (1885)

Quant au socialisme, il n'est pas à répudier d'une manière absolue et sans examen.
Si l'on entend qu'il doive constituer un état de guerre des classes déshéritées de la fortune contre les autres, il est absurde, abominable et doit être combattu à outrance. Dans cet ordre d'idées, s'il triomphait, ce serait le retour à la barbarie la plus sauvage, ce serait le chaos : il n'y aurait bientôt plus ni liens de parenté ni autres d'aucune sorte entre les hommes. Ils lutteraient sans cesse les uns contre les autres, s'entr'égorgeraient, et la force brutale seule régnerait en s'imposant partout.
Source : Gallica

Des intérêts généraux : comment ils doivent être compris et sauvegardés (1885)

Or, quel est le régime qui repose le mieux sur cette base? Est-ce la Monarchie? Elle livre fatalement la généralité des populations à la discrétion d'un seul ou d'une famille régnante ; ou bien la République, qui est le règne de la loi, laquelle, faite par tous, est applicable à tous indistinctement? Poser cette question, c'est la résoudre ; qui pourrait le contester? Eh bien! nulle vérité n'est moins reconnue en fait que celle-là. Ceux mêmes qui adoptent le principe pensent ou feignent de penser qu'il est d'une application impossible.
Source : Gallica

Des intérêts généraux : comment ils doivent être compris et sauvegardés (1885)

Existerait-il quelque raison plausible pour exempter les industriels et les commerçants de l'impôt projeté sur le revenu? Serait-il à craindre, par exemple, de voir augmenter les prix de revient et de vente? Des dispositions législatives nouvelles, ajoutées à celles déjà indiquées, obvieraient à cet inconvénient. En rendant la vie moins onéreuse aux classes laborieuses, elles amèneraient virtuellement une diminution de salaire, dont celles-ci n'auraient en définitive pas à souffrir, et qui constituerait une véritable compensation pour les autres.
Source : Gallica

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