Daniel Zolla

Résumé

Daniel Zolla Études d'économie rurale (1896)

L'impôt foncier ne peut pas être rejeté sur les consommateurs ; il n'a pas pour effet d'élever le prix des produits agricoles.
Cette taxe n'est pas davantage une charge de la culture ; ni les locataires des propriétés rurales, ni, à plus forte raison, les salariés agricoles n'en supportent le poids.
Comme l'a dit avec raison Mathieu de Dombasle, l'impôt foncier est une charge de la propriété et non de l'exploitation. L'augmentation ou la diminution de cet impôt ne peut en aucune façon aggraver ou améliorer le sort de l'agriculture.
Source : Gallica

Daniel Zolla Études d'économie rurale (1896)

Dans toutes les sociétés primitives, en Asie, en Europe et en Afrique, chez les Indiens, chez les Slaves et les Germains, comme aujourd'hui encore en Russie et à Java, le sol, propriété collective de la tribu, était périodiquement partagé entre toutes les familles, de façon à ce que toutes pussent vivre de leur travail suivant les commandements de la nature. L'aisance de chacun était en proportion de son activité, de son intelligence ; tout au moins nul n'était complètement destitué des moyens de subsister, et l'inégalité héréditaire et croissante était prévenue.
Source : Gallica

Daniel Zolla Études d'économie rurale (1896)

La terre est devenue ou tend à devenir la proie de quelques hommes : cette nouvelle féodalité plus cruelle est plus insolente que l'ancienne, chasse le paysan de son domaine et en fait un salarié sans indépendance et sans appui. En même temps, la grande culture se substitue à la petite ou à la moyenne, et l'abîme devient de plus en plus profond entre le capitaliste qui exploite le sol et l'employé qui loue ses bras.
Source : Gallica

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