Résumé

Daniel Zolla Questions agricoles d'hier et d'aujourd'hui… (1904)

Nous confondons, sans réflexion comme sans raison, l'entrepreneur de culture, c'est-à-dire l'industriel agricole qui dirige une exploitation, avec le domestique ou le manoeuvre. Aux yeux des citadins ignorants qui sont esclaves de leurs préjugés, un agriculteur ne peut être qu'un rustre ignorant, un serf de la glèbe courbé sur le sillon, et pour tout dire : « Un paysan » ! En vain essayera-t-on de faire comprendre aux gens « du monde » qu'un agriculteur ne doit pas plus être confondu avec un manoeuvre qu'un directeur d'usine avec son ouvrier.
Source : Gallica

Daniel Zolla Questions agricoles d'hier et d'aujourd'hui… (1904)

C'est le coût de production qui règle le prix courant des marchandises. Ce prix ne saurait rester longtemps ni au-dessus ni au-dessous du coût de production. S'il le dépasse largement, l'appât d'un gain considérable provoque une augmentation de la production et un avilissement ultérieur des marchandises jetées sur le marché; si le prix courant est inférieur, au contraire, à l'ensemble des frais de production, on cessera de fabriquer, les marchandises deviendront rares et les cours s'élèveront jusqu'à ce qu'ils aient dépassé précisément le montant des dépenses de production.
Source : Gallica

Daniel Zolla Questions agricoles d'hier et d'aujourd'hui… (1904)

Il a été démontré, devant la commission royale du logement des classes ouvrières, que les salaires des laboureurs ne pourraient augmenter tant que durerait la crise agricole actuelle ; c'est pourquoi il fallait résoudre la question de savoir comment on pourrait améliorer la situation de l'ouvrier agricole sans sacrifier à son profit la propriété de toute une autre classe de la société. Le seul capital que possède l'ouvrier rural est son travail,
et le meilleur moyen d'améliorer son sort consiste à le mettre en état de tirer le meilleur revenu possible de ce capital.
Source : Gallica

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