Résumé

Congrès de la vente du blé, Versailles… (1900-1901)

Un cultivateur qui s'est associé à une Coopérative de vente, s'il se réserve la complète liberté de vendre lui-même son blé, ne risque-t-il pas de faire concurrence à sa Société? Ne la prive-t-il pas du bénéfice d'un tant pour cent, prélèvement nécessaire à son fonctionnement, ne contredit-il pas à l'objet principal de sa Société, qui est de représenter une collectivité pour fixer plus sûrement les prix? Il convient d'arrêter un peu notre pensée sur les difficultés inhérentes à une organisation de la vente en commun ou de la vente par l'intermédiaire d'un Syndicat.
Source : Gallica

Congrès de la vente du blé, Versailles… (1900-1901)

Le droit protecteur est comme un bienfaiteur éloigné, qui aide à la prospérité agricole en apportant à l'agriculteur sans qu'on l'aperçoive son action bienfaisante de tous les instants; et quand il cesse de protéger, c'est que le moment est venu pour l'Etat de songer à d'autres dangers, courant au plus pressé, tantôt du côté de l'agriculteur, tantôt du côté du consommateur. L'intérêt bien entendu du producteur est de ne pas paraître préparer la famine, car il n'y a pas de passion violente que l'on ne puisse alors surexciter pour porter des coups mortels à la production agricole.
Source : Gallica

Congrès de la vente du blé, Versailles… (1900-1901)

Si cela n'était pas, le blé serait la seule marchandise dont la production n'oscillerait pas en même temps que le prix de vente. Dans l'industrie, ne voit-on pas, lors d'une hausse de prix, des usines abandonnées se rouvrir momentanément pour se refermer si la baisse reprend? Si les mouvements sont, en agriculture, plus lents à se produire, moins réguliers peut-être à cause du temps nécessaire à la transformation des cultures, au renouvellement du mode d'exploitation, ils n'en sont pas moins réels et ne s'établissent pas moins tangiblement et de même façon que dans l'industrie.
Source : Gallica

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