Résumé

Comte de Tramecourt Législation des céréales : les comices agricoles et le Conseil d'État (1860)

Pays de commerce et de navigation, la Hollande est un marché ouvert à tous les pays. L'exiguïté de son territoire bas et humide, son ciel brumeux ne lui permettent pas de varier ses produits : des pâturages, des animaux d'une grande beauté et des marchés à beurre et à fromage, comme nous avons dès marchés à blés, voilà la Hollande agricole. Elle sait appliquer son industrie et cherche son intérêt là où son sol, son climat, sa situation lui indiquent qu'elle doit en retirer des résultats fructueux, sans s'occuper des moyens différents auxquels d'autres recourent, et elle a parfaitement raison.
Source : Gallica

Comte de Tramecourt Législation des céréales : les comices agricoles et le Conseil d'État (1860)

La France doit être son marché à elle-même ; elle doit se livrer à l'agriculture pour avoir des produits supérieurs à ses besoins pour assurer son alimentation. Songez qu'une grande partie de la France ne se nourrit encore que de pommes de terre. Nous avons donc beaucoup à faire; laissons l'agriculture produire et se développer. Voilà ce qui doit nous préoccuper. Deux intérêts sont en présence, qui sont opposés en apparence, mais qui ne le sont
pas en réalité, la production et la consommation ; l'agriculture n'est pas assez égoïste pour demander que tout lui soit sacrifié.
Source : Gallica

Comte de Tramecourt Législation des céréales : les comices agricoles et le Conseil d'État (1860)

« Oui, il faut la liberté des céréales, mais elle doit être aussi restreinte qu'encouragée. » Il avait raison; c'est un commerce bien différent des autres : il s'agit de la richesse du pays et de son alimentation.
Si l'on s'en remettait au commerce du soin de l'alimentation du pays, n'y aurait-il pas un grand danger en cas de guerre ? Nous savons que les moments de guerre sont très-près souvent des moments de paix. Et si l'ennemi venait à compromettre les approvisionnements du pays, quels regrets alors ! Car on ne fait pas du blé comme on fait du fer.
Source : Gallica

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