Résumé

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier L’Échelle mobile et le Commerce des Céréales

En ce sens, un gouvernement fort est plus qu’un autre tenu de ne pas céder aux exigences des factions ou des coteries; plus que tout autre, il est tenu de ne pas tolérer que des intérêts égoïstes essaient d’exercer la domination dans l’état.
En fait de questions politiques, je n’en sache qu’une qui soit nettement posée au sujet de l’échelle mobile : c’est de savoir quelle est dans l’état la première autorité pour tout ce qui touche à l’économie publique, celle du gouvernement de l’empereur ou bien celle de l’association prohibitioniste.
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En pareil cas, une décision favorable à l’échelle mobile ne serait pas l’acte d’un gouvernement fort, car ce serait reculer. Non qu’un gouvernement, quelque fort qu’il soit, doive s’obstiner dans une voie contraire aux intérêts du pays : la fierté et la dignité qui siéent à tout gouvernement ne sont pas compromises, quelque fort qu’il soit, lorsqu’il revient sur ses pas, parce qu’il reconnaît qu’il s’était mal engagé.
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Vous trouvez, lui dirions-nous, qu’il est contraire aux intérêts et aux droits de la société qu’on expose le public à payer quelquefois le pain un peu plus cher; mais est-ce qu’il n’est pas contraire aux intérêts et aux droits du public consommateur de payer constamment très cher le fer et la fonte? Est-ce qu’il est d’utilité publique qu’on enchérisse artificiellement, et d’une manière permanente, par le moyen des lois de douane, les machines qui sont les auxiliaires obligés de la production de tous les objets que l’homme civilisé réclame pour son usage?
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