Marie Joseph Dor de Lastours

Résumé

Marie Joseph Dor de Lastours Projet contre la disette des grains… (1819)

L'industrie ne gagnera pas moins à ce nouvel ordre de choses. Le salaire des ouvriers étant nécessairement fixe et invariable , ils ont principalement à souffrir des grandes vicissitudes du prix des subsistances : le cours est- il trop bas, les travaux cessent ; est-il trop élevé, ils meurent de faim. Le prix moyen leur sera donc tout aussi avantageux qu'aux cultivateurs.
Lorsque le blé augmentera de deux francs par hectolitre, par l'effet de la réserve, les propriétaires gagneront, il est vrai; cent trente millions sur les consommateurs
Source : Gallica

Marie Joseph Dor de Lastours Projet contre la disette des grains… (1819)

Supposons en même temps que pour favoriser également l'industrie et l'agriculture, on veuille , au moyen de cette réserve, influer sur le prix des grains , de manière à empêcher la dépression au-dessous de 20 fr., et l'élévation au-dessus de 50 fr.
S'il fallait pour cela emmagasiner vingt millions d'hectolitres de blé, les frais d'achat, de constructions, de manutention , rendraient cette entreprise absolument impossible, et l'on croirait sans doute faire un bon marché, en donnant annuellement un franc par hectolitre à celui qui voudrait s'en charger.
Source : Gallica

Marie Joseph Dor de Lastours Projet contre la disette des grains… (1819)

De ce que le commerce extérieur n'est pas. toujours libre en France, il cesse de l'être dans l'intérieur, toutes les fois que les subsistances sont rares. Si par des motifs de prudence la loi défend l'exportation, le peuple, par les mêmes raisons, empêchera nécessairement la circulation. Comment persuader, en effet, aux Picards et aux Normands, que les grains qu'on enlève chez eux pendant la cherté, sont destinés pour les habitans de Marseille ou de Bordeaux, et qu'ils n'iront pas plutôt en Hollande ou en Angleterre (1) ?
Source : Gallica

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