Résumé

B.-A. Lenoir De la probabilité d'une disette prochaine… (1828)

Pour que le prix du grain ne s'élève pas très souvent au-delà du taux qui force une partie de la population à n'en plus manger à sa faim, il faut que l'agriculture produise habituellement trop; car si elle ne produisait moyennement que le strict nécessaire, il y aurait toujours cherté, souvent disette, et quelquefois famine.
Il faut, non seulement que l'agriculture produise trop, mais ce trop doit être progressif. Chaque année, 220,000 bouches viennent augmenter la consommation.
Source : Gallica

B.-A. Lenoir De la probabilité d'une disette prochaine… (1828)

Or, de ce que l'agriculture a beaucoup fait dans le Nord, depuis quelques années, et qu'il lui reste encore beaucoup à faire, il ne s'ensuit pas qu'elle puisse continuer pendant longtemps à faire des progrès aussi rapides que par le passé. Je suis loin d'entrevoir le terme des améliorations ; la carrière à parcourir me semble immense; mais, dans cette carrière, les premiers pas sont les plus faciles, et, à mesure qu'on avance, les difficultés naissent, augmentent et retardent la marche.
Source : Gallica

B.-A. Lenoir De la probabilité d'une disette prochaine… (1828)

Si la récolte est assez mauvaise pour que le prix des grains s'élève fortement, la consommation descend l'échelle des céréales. Tout le seigle, l'orge, le maïs, etc., sont consommés : on y ajoute même divers légumes secs pour en augmenter le volume; c'est alors que les pommes de terre sont une ressource précieuse, et qui le serait davantage si l'on avait, dans nos campagnes, l'habitude de les conserver d'une récolte à l'autre, en les enfouissant dans des fosses, comme cela se pratique au nord de l'Europe.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature