Prix du blé

Définition et enjeux

P.-C. Dubost,  Etudes d’Economie rurale - La Question du blé…

“ Bien que le prix du blé ne soit pas resté tout à fait stationnaire, ainsi qu’on le croit communément, il est cependant facile de voir que, de toutes les denrées agricoles qui ont un grand écoulement sur le marché, le blé est celle dont le prix a monté avec le plus de lenteur. Nous avons tout autour de nous, dans des pays plus ou moins éloignés, mais avec des moyens de transport relativement peu coûteux, des systèmes de culture consacrés exclusivement à la production des céréales, et qui modèrent par leurs apports la hausse de nos prix. ”
Source : Wikisource

Félix Cadet,  Pierre de Boisguilbert, précurseur des économistes… (1870)

“ On entretient le blé à un prix très-bas, dans un siècle où toutes les autres denrées et la main d'œuvre sont devenues fort chères. Les dépenses du laboureur se trouvent donc augmentées de plus d'un tiers dans le temps que ses profits sont diminués d'un tiers; ainsi, il souffre une double perte qui diminue ses facultés, et qui le met hors d'état de soutenir les frais d'une bonne culture.
1 Ce ne sont pas seulement les bonnes ou mauvaises récoltes qui règlent le prix du blé; c'est principalement la liberté, ou la contrainte dans le commerce de cette denrée, qui décide de sa valeur.
”
Source : Gallica

Portrait de Claudius Rey Claudius Rey,  L'agriculture et la crise (1936)

“ Le prix du blé est le barème de la capacité d'achat du paysan, car dans tous les pays le blé représente une véritable valeur or. En France c'est la production type de l'Agriculture, sa culture est une question nationale, car le Français est un gros mangeur de pain. C'est pourquoi, lors de la Conférence internationale du blé qui s'est tenue à Londres en 1933, le général Murphy, délégué américain, déclarait que le problème du blé n'était rien moins que celui de la crise mondiale. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature