Résumé

Paul Gosset Mémoire sur les blés, les céréales et leur conservation… (1850)

Voilà les seules causes qui poussent le capital vers le marché des grains.
En temps d'abondance et de calme, il faut, si l'on achète, conserver, emmagasiner, entretenir, combattre la destruction, c'est-à-dire cribler, ventiler sans cesse, seuls moyens connus qui déplacent l'insecte, le gênent, mais ne le détruisent pas. Le commerce extérieur ne présente pas ou peu d'écoulement, car l'année bonne pour nous l'a été pour nos voisins, et nous sommes réduits à la consommation intérieure. Voilà pourquoi, alors que la nature nous protège, il y a absence de spéculation, retrait de capitaux.
Source : Gallica

Paul Gosset Mémoire sur les blés, les céréales et leur conservation… (1850)

Ce n'est pas celle de l'homme aisé; c'est celle du malheureux consommateur peu aisé, qui ne peut atteindre le pain de fantaisie ; c'est le soldat auquel la France donne encore en échange de son sang qu'il lui sacrifie, un pain d'une qualité déplorable, et pour lequel le plus souvent on emploie, par ruse, les qualités de graines et de farines les plus inférieures.
Source : Gallica

Paul Gosset Mémoire sur les blés, les céréales et leur conservation… (1850)

Afin de bien faire comprendre l'intérêt immense qui se rattache à cette question, nous ferons remarquer que, instantanément et infailliblement, toutes mesures, bases et réglementations adoptées pour Paris ont une influence sur toutes les contrées de la France, en Algérie même ; qu'à Paris est le foyer, le point de départ de tout ce qui est spéculation, convoitise, jeu, et que l'action de ce qui se passe au carreau de la halle aux blés et farines, pour les céréales, est la même que celles qu'exercent sur les fonds publics, le parquet à la Bourse et ses bulletins quotidiens.
Source : Gallica

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