Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Alimentation de Paris

C’est un vieil axiome de la police que « tout ce qui entre au corps humain doit être sain et loyal : » aussi le service de l’approvisionnement de Paris comprend-il un certain nombre d’employés spéciaux qui sont chargés d’examiner les denrées mises en vente et offertes au public. La mission de ces agens n’est pas seulement circonscrite aux halles et marchés : elle s’étend à tout Paris, à chaque boutique où l’on vend des denrées alimentaires, à chaque étal, à chaque cabaret, à chaque charrette à bras qui porte dans les rues des légumes, du poisson ou des fruits.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Alimentation de Paris

Le cri qui si souvent avait frappé les oreilles de Charles VI, de Henri M. de Louis XIV, de Louis XV, de Louis XVI : du pain! devait retentir sans relâche autour des hommes de l’assemblée constituante, de l’assemblée législative, de la convention, du directoire. En s’écroulant, le vieux monde léguait à la France l’héritage de la faim, dernier résultat d’une série de lois oppressives, d’ordonnances caduques, dont l’esprit étroit, égoïste et tracassier avait pénétré jusque dans les mœurs et faisait corps avec elles.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Alimentation de Paris

Ils ne sont, ne doivent et ne peuvent être que des intermédiaires. Il était peut-être possible de se passer d’eux autrefois, quand la zone nourricière de Paris s’étendait à vingt lieues au plus; mais maintenant que la Russie nous envoie ses moutons et son gibier, l’Algérie ses légumes, l’Espagne ses oranges, la Hollande, la Suisse, l’Italie, leurs poissons d’eau douce, l’Angleterre sa marée, ils sont indispensables et apportent à l’alimentation publique un secours d’autant plus précieux que les besoins deviennent chaque jour plus nombreux et plus pressans.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature