Résumé

Paul Gosset Le blé, le pain, appel au bon sens… (1862)

Eh bien! cela est triste à dire et trop facile à constater, la science, la civilisation s'efforcent à appauvrir la valeur du blé, le principe du pain. Un sentiment inhumain et cupide s'ingère dans cette question si respectable ; il se trouve constamment en état de conspiration ouverte contre la plus belle création de la nature.
A force de vouloir faire, du pain, un objet de luxe et de fantaisie, on est parvenu à détruire et dénaturer le principe nutritif que renferme le blé : le gluten. Le meunier qui ne vise qu'à l'effet, à la spéculation, veut une farine très-blanche, très-fine et abondante
Source : Gallica

Paul Gosset Le blé, le pain, appel au bon sens… (1862)

Lorsque nous serons appelé à intervenir dans cette imposante action de la production, de la consommation du pain, nous éviterons la voie des abus, des fraudes, des préjudices pour remonter à la source de l'exact, du sérieux, de l'utile ; nous éclairerons l'esprit des consommateurs ; nous demanderons à l'agriculture de se livrer à la production du blé le plus substantiel ; nous ferons de la farine de manière à produire du pain sans lui prendre toute la dose de gluten que la nature lui a donnée.
Source : Gallica

Paul Gosset Le blé, le pain, appel au bon sens… (1862)

Nous adopterons le vrai principe, nous amasserons, nous économiserons afin d'être en mesure de prendre plus tard sur le capital. Lorsque les périodes d'abondance auront reparu, et comme elles sont toujours plus longues,
plus nombreuses que les autres, nous continuerons à surtaxer le pain, nous formerons ainsi une caisse d'épargne. Avec le capital, nous ferons des achats en grains lorsque les prix seront bas et nous ferons ainsi office de pondérateur. Ce sera beau, très-beau, ce sera charitable, humain !
Source : Gallica

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