Th. Furet

Résumé

Th. Furet La situation agricole (1866)

En effet, l'enregistrement, comme tous les impôts indirects, n'a pas été établi pour atteindre la fortune immobilière qui paie déjà l'impôt foncier; il a été établi pour atteindre le capital insaisissable de sa nature. Or, dans la vente à terme, où est le capital à atteindre? N'est-il pas le plus souvent à créer par le travail de l'acquéreur ? Ce capital, il est dans les bras du cultivateur ; et, si la maladie ou la mort viennent frapper ces bras, ce capital, dont la réalisation peut devenir impossible, n'en aura pas moins payé des droits énormes sans avoir jamais existé.
Source : Gallica

Th. Furet La situation agricole (1866)

Si tous nos propriétaires de vignobles ne saisissent pas avec une égale perspicacité le tort que cet impôt, joint à celui des octrois, fait à leur production aussi bien qu'à la consommation par les taxes souvent énormes dont le prix des vins et des eaux-de-vie est grevé, on peut du moins affirmer qu'il n'en est aucun qui n'ait à remplir plusieurs fois, même dans le cours d'une seule année, les diverses formalités qui sont imposées par nos lois fiscales lorsqu'il s'agit de déplacer la plus petite quantité de vin ou d'eau-de-vie.
Source : Gallica

Th. Furet La situation agricole (1866)

C'est, au contraire, toute une population qui a déjà été initiée par l'instruction aux bienfaits de la civilisation; qui sait parfaitement qu'on ne meurt pas plus de faim dans les villes que dans les campagnes; qui comprend les avantages matériels de toute sorte que la ville offre sur la campagne, bien plus rapidement qu'elle en aperçoit les inconvénients, et à laquelle on ne saurait, en bonne justice, faire un crime d'obéir, elle aussi, à cette impulsion de notre civilisation moderne qui nous pousse tous à rechercher l'amélioration de notre sort.
Source : Gallica

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