Enregistrement fiscal

Définition et enjeux

Jean Moreau de La Meuse Le régime fiscal de l'apport en mariage (1935)

De plus, cette omission a l'avantage de ne pas fournir au fisc des détails trop précis sur la fortune des époux. et par suite des bases de taxation. D'après les méthodes actuelles de l'administration de l'enregistrement, lorsqu'un acte est présenté au receveur, ce dernier commence par l'analyser sur un registre de formalité pour liquider et percevoir l'impôt, puis il le mentionne sur le répertoire où une page est ouverte par contribuable. De plus, le receveur envoie des fiches de renseignement à ses collègues pour les faits qui peuvent les intéresser.
Source : Gallica

Léon Minot Les principes du droit fiscal… (1920)

« L'impôt, disent-ils, est le prix de la formalité de l'enregistrement; cette formalité peut être obligée dans certains cas; mais jamais le droit ne peut être perçu sans qu'elle soit accordée, » (T. IV, p. 787.)
C'est également ce qui résulte de l'article 57 de la loi du 22 frimaire an VII ainsi conçu: « La quittance de l'enregistrement sera mise sur l'acte enregistré ou sur l'extrait de la déclaration du nouveau possesseur. Le receveur y exprimera, en toutes lettres, la date de l'enregistrement, le folio du registre, le numéro et la somme des droits perçus. »
Source : Gallica

Robert de Gentil-Baichis Les prescriptions en matière de droits d'enregistrement… (1935)

Eu tant qu'il est débiteur ou créancier ordinaire, l'Etat est soumis à toutes les règles du droit civil dans la mesure où des lois spéciales n'y dérogent pas.
L'Etat est créancier des impôts, quand ils sont régulièrement accordés par les Assemblées délibérantes. Cette créance des impôts a des caractères particuliers et les règles qui s'y appliquent constituent
une branche spéciale du droit, le droit fiscal, que l'on désigne aussi sous le nom de législation financière.
Source : Gallica

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