Jean Moreau de La Meuse

Résumé

Jean Moreau de La Meuse Le régime fiscal de l'apport en mariage (1935)

Si l'estimation des biens apportés entraîne vente la régie, outre le droit d'apport ou à sa place, est-elle en droit d'exiger l'impôt de 7 % sur les ventes de meubles. Une telle perception n'est pas admissible car cette mutation s'opère par la seule vertu de la loi ; l'estimation du mobilier n'a d'autre but que de faire connaître la valeur de la dot, d'en assurer la restitution et de fixer les droits des époux. Elle ne constitue pas une vente car le futur ne se propose nullement de faire une acquisition. C'est une mutation légale de valeurs.
Source : Gallica

Jean Moreau de La Meuse Le régime fiscal de l'apport en mariage (1935)

Par apports, il faut entendre tous les biens que les époux déclarent leur appartenir. L'impôt frappe donc seulement les biens entrant en communauté ou ceux sur lesquels l'apporteur confie à son conjoint un droit de jouissance, mais aussi ceux que l'apporteur garde en propriété et en jouissance. D'ailleurs, la loi est formelle : le contrat de mariage est imposé comme acte déclaratif de fortune et il est clair que les apports quelle que soit leur destination sont une preuve de fortune.
Source : Gallica

Jean Moreau de La Meuse Le régime fiscal de l'apport en mariage (1935)

Les futurs époux fixent, dans le contrat de mariage, le régime qu'ils adoptent, y mentionnent d'habitude les biens qu'ils apportent et, profitant de la présence du notaire, y insèrent souvent des conventions n'ayant qu'un rapport éloigné avec le mariage. En un mot, le contrat de mariage est l'acte qui gouverne l'ensemble du patrimoine des époux (1) . Et, quand on sait l'influence que peuvent avoir, dans certains cas, les considérations purement patrimoniales dans la bonne entente du ménage, on conçoit que les parties apportent tous leurs soins à la rédaction de cet acte.
Source : Gallica

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