Hyacinthe de Charencey

Résumé

Hyacinthe de Charencey Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

L'époux est seulement obligé à prouver que le mobilier qui est entré de son chef en communauté est égal à la somme promise. S'il ne fait cette justification, il est tenu d'apporter à la communauté, sur ses biens personnels, la valeur qu'il a promis de lui fournir. Cette justification résulte suffisamment quant au mobilier présent, pour le mari, de la déclaration portée au contrat de mariage, que son mobilier est de telle valeur, à moins cependant que la femme ne se fût réservé, dans le contrat, le droit d'exiger ultérieurement la justification de l'apport du mari.
Source : Gallica

Hyacinthe de Charencey Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

La clause de communauté, réduite aux acquêts, modifie le régime de communauté légale, quant au passif, en ce qui touche les dettes mobilières et les dettes futures dépendant de successions, donations échues aux époux, et qui ne tombent pas dans la communauté.
Tout bien est réputé acquêt de communauté; lors donc qu'un époux prétend que tel bien lui appartient comme propre, c'est à lui de le prouver.
Source : Gallica

Hyacinthe de Charencey Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

Le préjudice que peut éprouver le conjoint de l'époux déclaré
faussement franc et quitte peut consister, soit en ce que la communauté ayant eu à payer les dettes de son conjoint, sa
part se trouve par là même diminuée d'autant ; soit en ce qu'il lui est impossible de se couvrir de ses reprises ou indemnités, par suite de l'insuffisance des biens de la communauté. Dans l'ancienne jurisprudence, tous les auteurs accordaient unanimement à l'époux qui souffrait ce dernier préjudice, le droit de s'en faire indemniser par le tiers qui avait déclaré son apport franc et quitte.
Source : Gallica

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