Résumé

François Gouyon Des questions de preuve en matière de reprises matrimoniales… (1900)

« Chaque époux peut demander que la consistance des apports soit constatée par un inventaire dressé contradictoirement avec l'autre époux. Chaque époux peut faire constater à ses frais, par experts l'état des choses faisant partie de ses apports. » Il faut considérer d'autre part que si le mari a l'administration et la jouissance des biens de la femme, il ne peut exercer ces droits qu'à la condition d'obtenir d'elle la possession de ses apports et il ne l'acquiert que suivant le droit commun, c'est-à dire par l'obtention du pouvoir de fait sur la chose volontairement consent?
Source : Gallica

François Gouyon Des questions de preuve en matière de reprises matrimoniales… (1900)

Arrivons maintenant à l'hypothèse du remploi. Ici, il ne s'agit pas simplement de l'acquisition d'un immeuble avec des deniers quelconques, il faut que les valeurs proviennent de l'aliénation d'un propre. Ici le code de commerce n'impose plus à la femme une preuve exceptionnelle. Ce que déjà, d'après le droit commun, une double déclaration est exigée : d'abord celle du but de l'acquisition; l'époux acheteur doit déclarer qu'il achète l'immeuble en remploi. Cette exigence du droit commun en matière de remploi est la même que celle dont parle l'art. 558 du code de commerce en matière d'emploi.
Source : Gallica

François Gouyon Des questions de preuve en matière de reprises matrimoniales… (1900)

En matière de communauté d'acquêts, lorsqu'il s'agit de biens présents l'exigence de l'inventaire ou de l'acte authentique peut, à la rigueur, se comprendre puisque les époux ont rédigé un contrat et qu'ils ont ainsi eu toute facilité pour dresser l'état de leur mobilier. Mais n'est-ce pas sacrifier entièrement les droits de la femme aux intérêts des tiers, que de lui imposer encore lorsque sa prétention porte sur des meubles échus pendant le mariage, le même système de preuves rigoureuses, aggravé encore par l'obligation de dresser l'inventaire dans un délai de six mois?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature