“ Le maître du cheval était un jeune rêveur appelé Pierre Laurent, silencieux de son naturel et fils d’un autre silencieux. La perte du cheval ayant amené un choc entre ces deux taciturnes, Pierre fit son petit paquet et s’en vint à travers la forêt de Compiègne chez un bonhomme d’oncle qui cultivait un mauvais champ près des étangs de Châalis, dans le Valois : « Mon grand-père aida le vieillard à cultiver ce champ, et fut récompensé patriarcalement en épousant sa cousine. » Gérard de Nerval omet d’ajouter que Pierre Laurent devint ensuite « linger » à Paris, dans le quartier Saint-Martin. ”
Citations sur “Pierre Laurent”
Émile Perrier, Les bibliophiles et les collectionneurs provençaux anciens et modernes… (1897)
“ Il a publié avec Robillard la remarquable collection de gravures connue sous le nom de Musée français, qui fut continuée par son fils, Pierre-Henri Laurent, héritier de ses talents. Pierre Laurent mourut à Paris le 30 juin 1809. Cet homme distingué était extrêmement laborieux et répondait aux personnes qui lui conseillaient, dans l'intérêt de sa santé, de prendre un repos bien légitime : « La vie du véritable artiste est trop courte pour n'être pas remplie ; les jours de travail sont mes jours de fête. » ”
Plessis, Notice biographique sur Pierre-Marin-Gervais Laurent… (1867)
“ La mort enlevait à sa famille éplorée et à ses nombreux amis, M. Laurent, inspecteur de l'Association normande, membre du Comice agricole et de la Chambre consultative des arts et manufactures , et deux fois maire de Chambois. ”
Laurent Barré,
L’emprise : Bertha et Rosette
“ Si vous rencontrez jamais le vieux, privé de cheveux, aux pieds tout croches, aux jambes tordues, le vieux qui ressemble à un lutin, que ce soit Jean-Pierre ou Pierre-Jean, sur le banc à l’ombre du cyprès, non loin de la grotte miraculeuse, il vous dira l’histoire des Boileau. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Mettez bas les armes, venez au milieu de nous, et nous vous donnerons de tout cela ; mais nous jurons, par ce qu'il y a de plus sacré, que si vous entrez dans nos terres comme ennemis, nous vous regarderons comme un peuple injuste, et que nous vous traiterons comme des bêtes farouches. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Les gens de bien ne font qu'une nation, et la vertu me rend cosmopolite. Transportons-nous en Italie pour voir une scène nouvelle, et non moins intéressante pour nous être étrangère. Ses accessoires fournissent encore à la peinture le plus beau champ pour déployer ses couleurs, et rendre un hommage nouveau à la générosité et au courage. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ SENTIMENT émané du ciel, doux penchant des belles âmes, ô divine bienfaisance, heureux le mortel qui vit sous ton empire, et qui t'a livré son cœur ! Heureux celui qui, détrompé de bonne heure des illusions de la vie et des folles passions qui dégradent l'homme, abandonne la ville, et s'en va dans les chaumières champêtres consoler l'humanité souffrante ! ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Le premier secret de la bonne politique, comme de la saine philosophie, est de faire concourir l'amour-propre au bien de l'humanité. Avec des statues et des échafauds, on peut tout faire; je me plais même à croire que dans l'état où les statues ne seront ni avilies par leurs modèles, ni refusées à ceux qui en sont dignes, les échafauds deviendront superflus. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ La France & l'Angleterre font mises en parallèle & en opposition dans Pierre le Cruel , comme dans le Siège de Calais. Edouard III règne encore en Angleterre ; Philippe de Valois est remplacé par un Roi plus juste & plus fage, & à cet égard l'allégorie et plus heureuse dans Pierre le Cruel, que dans le Siége de Calais ; mais ni Charles-Cinq ni Edouard III ne paroissent dans la Pièce ; la France y est représentée par du Guesclin, l'Angleterre par le Prince Noir ; ainsi l'une & l'autre Nation paroît dans toute sa gloire. ”
Pierre Laurent de Belloy, Le siége de Calais, tragédie, dédiée au Roi… (1765)
“ Demandez à un Enfant qui fort du Collége, quel fut le Général vainqueur à Marathon ou à Trébie ; il vous répondra sur le champ. Demandez lui quel Roi ou quel Général Français gagna la bataille de Bovines, d'Ivri, de Fornoue, ou de Ravenne ; il restera muet. Imitons les Anciens en nous occupant de nous-mêmes : sans vanité, nous en valons bien la peine. Que le brave Eustache de Saint-Pierre n'était – il bourgeois d'Albe ou de Préneste ? ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Courageux sans faste et sans ostentation, il ne refusa aucun poste périlleux, et n'eut jamais la vanité de les briguer. Les exemples de Suétone jetèrent dans son cœur un germe fécond d'émulation; et, lorsque son devoir ne le retint plus dans la province, il se rendit à Rome, où il épousa Domitie, dont la naissance illustre lui fraya un chemin à toutes les dignités. Époux tendre et fidèle, il lui déféra le sceptre domestique, dont elle était digne par la pudicité de ses mœurs. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ C'est trop vouloir s'élever au dessus de la condition humaine, que de ne pouvoir souffrir de successeur, & c'est trop s'abaisser au dessous des bêtes féroces, que de haïr & d'opprimer ceux qui doivent nous succéder. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Un concours immense bordait le rivage; mais le danger devenant personnel pour quiconque eût tenté de porter du secours, personne ne s'empressait d'en donner. Cependant chaque vague entraîne avec elle un nouveau détris. L'arche isolée se décompose; chaque instant fait sentir à ces malheureux toutes les angoisses de la mort dans leurs gradations les plus multipliées. Quel peintre ne voit pas ces victimes suspendues au-dessus des flots qui vont les engloutir? Là, une sœur baignant de larmes un frère qu'elle aime; ici, un vieillard arrachant ses cheveux blanchis ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Tout ce poisson ! tant de barques !—Faut- il, reprit Pithius, que cela vous étonne? Tout le poisson de Syracuse est ici. C'est le seul endroit où il y ait de l'eau. Sans ce lieu-ci, les pêcheurs ne sauraient où aller. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Non, rien de ce qui peut toucher l'un de nous ne saurait désormais être indifférent à l'autre. Nous sommes unis par des nœuds qui ne seraient rompus, de votre part ou de la mienne, que par une ingratitude bien coupable. Si les soins que je prends de former votre esprit et votre cœur ont quelque prix à vos yeux, ne vous dois-je pas à mon tour la plus tendre reconnaissance? Des bergers, des amans plaintifs, avaient bien jusqu'ici peuplé ma retraite, mais à ces objets touchans vous en êtes venus joindre de plus intéressans encore. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Si le Prince Noir a sur du Guesclin l'avantage de défendre la cause du Trône, du Gues- clin avoit sur lui l'avantage de défendre celle de la nature & de l'humanité ; il veut faire rougir le Prince , de l'appui qu'il prête à un anonstre tel que Dom Pèdre. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ «Il y a long-temps, lui répond son frère, que je t'ai pardonné. Oublie le passé; tu es riche, car je le suis; vivons ensemble et aimons-nous.— Oui, mon frère, je t'aimerai, lui répond l'aîné d'une voix étouffée par les sanglots; mais je ne me pardonnerai jamais, je me souviendrai toujours de la manière dont je t'ai traité, et que c'est toi qui me soulages.» ANECDOTE SUR LE DUEL ET LES DUELLISTES. Le vrai brave consacre son courage à la défense de sa patrie. JE ne sais où j'ai lu le trait suivant, que je crois être de M. de Turenne lui-même, avant qu'il fût avancé dans le service. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Il se méprit au caractère de mon étonnement, et me dit en me quittant pour entrer dans une boutique : « Cette loi, au surplus, est faite pour des hommes à qui elle convient, et par des hommes qui savaient que le premier mouvement de celui qui a contracté l'habitude de l'humanité envers les animaux, sera toujours un mouvement de compassion, une utile bénévolence pour le malheureux qui lui offrira l'image du besoin ou de la douleur. » ”
Pierre Laurent de Belloy, Le siége de Calais, tragédie, dédiée au Roi… (1765)
“ Votre nom prononcé dans ces momens terribles, Vos dangers, le récit de vos projets horribles Vienne ses durs mépris, tout, confondant mes voeux, En a tourné vers vous le reflux orageux : Et je sens que l'Amour lorsque l'Honneur épure, Donne encor plus de force au cri de la Nature. ALIÉNOR. Eh ! bien, ose venger nos maux tes forfaits. Je peux tout oublier... Viens délivrer Calais, Rends un malheureux pere à sa fille tremblante, Et la gloire, la vie à la France expirante. De quelle ardeur j'irais te couvrir des lauriers Qu'un noble amour prépare aux dignes Chevaliers Mais hélas !... ”
Pierre Laurent de Belloy, Le siége de Calais, tragédie, dédiée au Roi… (1765)
“ Je pourrais donc dire de cette Pièce, ce que le grand Corneille a dit de sa Tragédie de la Mort de Pompée, qu'il n'y a gueres de Drame où l'Histoire soit plus conservée et en même tems plus falsifiée. En général tous les évènemens de ma Tragédie sont vrais, mais ils sont souvent revétus de circonstances différentes de celles qui les ont réellement accompagnés. On fait que c'est-là le droit de la Poësie Dramatique. Une Tragédie n'est pas une Histoire. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Mais songez à Tolède, à nos communs revers ; A ce jour où le Peuple indigné de mes fers, M'enlevant avec rage à ma garde sanglante, Dans un asyle saint me déposa mourante. ( à du Guesclin. ) Pèdre y vole ; il apporte & le fer & les feux; Me vient, en rugissant, saisir par les cheveux; M'entraîne. Un bras s'oppose à sa fureur extrême; Un Héros le désarme ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Dans le Siège de Calais, Eustache de S. Pierre & Amblétufe mettent la bataille fous les yeux du spectateur par l'attention qu'ils y donnent, quoique renfermés , malgré eux, dans les murs de Calais; ils entendent le canon, ils ont les yeux fixés sur la tour , d'où ils attendent le signal de la victoire ou de la défaite; ils font effrayés des obstacles, & il les rendent présens; ils font dans l'agitation de la crainte & de l'espérance. ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ J'avais à côté de moi un homme d'un certain âge, bien vêtu, et dont la physionomie annonçait un bourgeois renforcé; je le priai de me dire le pourquoi d'une méthode plus dispendieuse que celle de placer ces animaux liés et couchés les uns sur les autres. « Parce que s'il est nécessaire de Les tuer pour s'en nourrir, me répondit-il sèchement et en se remettant en marche, après m'avoir mesuré d'un coup d'œil, il ne l'est pas de les faire souffrir.» Un étranger, un voyageur surtout, ne doit pas être susceptible. ”
Pierre Laurent de Belloy, Le siége de Calais, tragédie, dédiée au Roi… (1765)
“ Vous montrer ces remparts sauvés par mon trépas ; Donner, en vrai Français, à mon heure dernière Mon sang à ma Patrie, mes pleurs à mon Père (A Aliénor.) Madame, savez-vous le nom de mon vainqueur Sous le bras d'un Héros je tombe avec honneur. Je défendais Harcourt mourant sur la poussière ; Un Guerrier m'a blessé.... J'ai reconnu son frère Dans cet instant fatal ils se sont vus tous deux... Jugez si le mourant est le plus malheureux. ALIÉNOR. Ciel ! tu veux lui choisir les plus chères victimes : Qu'il doit être effrayé du bonheur de ses crimes BLÉTUSE, à Saint-Pierre. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Pierre le Cruel n'étoit âgé que de trentequatre à trente-cinq ans, lorsqu'il mourut. Quun vieux Tyran, dans les sombres défiances que l'âge, l'expérience & la politique ont accumulées dans son ame, se permette des cruautés, les exemples en font fréquens autant qu'ils font affreux ; c'est dans l'âge heureux de la confiance , de la tendresse & des sentimens aimables que Dom Pèdre avoit commis toutes les siennes, ce qui prouve combien il étoit né pour la haine & pour la colère. Cet ennemi des hommes avoit quelques qualités brillantes , beaucoup d'esprit & de valeur ”
Laurent-Pierre Bérenger, Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisant… (1834)
“ Je ne sais s'il est possible d'imaginer un modèle plus parfait pour les jeunes gens que celui que je viens d'exposer à leurs yeux, où l'on trouve réunis tous les traits qui rendent la jeunesse aimable et estimable : noblesse du sang, beauté d'esprit, ardeur incroyable pour l'étude, succès merveilleux dans toutes les sciences, manières polies et honnêtes, modestie étonnante au milieu des louanges, et une piété que les mauvais exemples ne firent qu'accroître et fortifier. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Les Chefs de la Ligue font dissipés ; bientôt les intérêts changent , la guerre s'allume entre l'Aragon & la Castille ; les Castillans révoltés trouvent en Aragon un asyle & des occasions de vengeance; les Princes se partagent, l'Infant Ferdinand fait sa paix avec le Roi d'Aragon son frère, & s'attache à son service; Transtamare en fait autant, ainsi que Dom Sanche & un de ses frères. Les Princes qui restent fidèles à Dom Pèdre, font punis pour ceux qui lui échappent ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Si M. de Belloy écrivoit toujours ainsi, les Racine , les Voltaire feroient à peine au dessus de lui. Dom Pèdre veut faire massacrer son frère aux yeux d'Edouard, qui s'apprête à périr en le défendant. On annonce à Dom Pèdre que du Guesclin force le camp ; il part pour le combattre. Scène cinquième. Dom Henri conjure Edouard de se mettre en sûreté , de se réserver pour le venger un jour ? ne pouvant le défendre. Edouard répond : J'ai hasardé vos jours, j'en réponds à la terre : Lorsque , par imprudence, on fait des malheureux, On ne les venge pas , on périt avec eux. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Cette même Padille fait immoler Blanche de Bourbon, & sans pouvoir jouir de la mort de sa Rivale, elle descend au tombeau avec l'exécration publique. Pierre le Cruel fait la guerre au Genre Humain; le Genre Humain se soulève contre lui ; il meurt de la main du frère qu'il s'acharnoit à faire périr, & c'est ce frère qui remplit son Trône. Dom Henri, instruit par ces exemptes, ou porté naturellement à la vertu, s'écarte en tout des traces de son prédécesseur, & cherche son bonheur dans celui de son peuple ; il vit en paix, règne avec gloire, & laisse une mémoire révérée & chérie. ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Au fecond Acte, le Theâtre représente au fond tout le camp de Dom Pèdre , & la Tour de Montiel : sur le devant est la tente d'Edouard, & un peu plus loin celle où il fait garder Blanche. Du Guesclin arrive avec ce Prince, qui lui témoigne son étonnement de ce que le Roi de France n'a pas payé la rançon du meilleur de ses Généraux , quelque considérable qu'elle pût être. C'est moi, dit du Guesclin , qui ai refusé ses libéralités : Dans les malheurs publics, un Monarque économe Doit-il prodiguer l'or aux besoins d'un seul homme? ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Ces violences produisirent leur effet naturel ; on s'alarma, on se révolta ; les La Cerda se liguèrent avec les Bâtards d'Alphonse XI ; la guerre civile s'alluma. Dom Pèdre étoit encore plus incapable de foiblesse ou de crainte , que de pitié; la soumission ne l'appaifoit point, la résistance l'irritoit ; il ne lui manqua aucun moyen d'être terrible & funeste ; de grands talens fecondoient ses fureurs ; une valeur brillante se joignoit en lui à la férocité; adis, habile, intrépide, infatigable, il eût été un Héros, s'il n'eût été un monstre. ”
Gustave Gruyer, Revue des Deux Mondes T. 7, 1875
“ Laurent n’avait guère que vingt ans lorsqu’il alla passer plusieurs jours aux Camaldules avec son frère Julien et plusieurs lettrés de leurs amis, parmi lesquels se trouvait le célèbre architecte Léon-Baptiste Alberti. La messe entendue, l’on gravit les pentes boisées de la montagne et l’on s’assit auprès d’une source, à l’ombre d’un hêtre. La vie active et la vie contemplative furent le sujet d’un long entretien où Laurent démontra qu’elles ne devaient pas s’exclure et qu’il fallait allier aux salutaires méditations qu’inspire la solitude l’accomplissement des devoirs imposés par la société. ”
Simonne Ratel,
La Maison des Bories
“ Il est toujours chaud comme un pain qu’on sort du four, ce Laurent. Il en a même l’odeur, cette bonne odeur de soleil en tranches. Et il est si plein d’idées, ce Laurent ! Il fait de si jolis portraits de fleurs avec son aquarelle et ses pinceaux ! Il chante si bien la gamme ! Oh ! et quand il imite le poulailler surpris la nuit par un renard ! Et ce don qu’il a, ce don véritablement céleste pour tout mettre à feu et à sang et pour inventer des expéditions à se rompre le cou et ramener à la maison des filles écorchées et pleines de bosses et rayonnant d’une gloire intime ! ”
