Laurent Barré,
L’emprise : Bertha et Rosette
“ Et si elle l’aime un tout petit peu, n’est-ce pas un vol à l’égard de Gustin à qui elle a promis son affection, ses pensées son dévouement, sa vie en entier, et non pas les restes des autres ? Sa détresse morale est telle que sa voix s’étrangle comme pour un sanglot : — Oh ! laissez-moi, répète-elle, j’ai mal ! Elle se recule, puis d’un pas chancelant, s’en va retrouver sa mère. Le cas de Bertha est réglé. Elle ne danse pas, c’est qu’elle est malade. Et la veillée de continuer comme si rien d’étrange ne s’était passé. L’Américain éprouve en lui-même du dépit. ”

