Simonne Ratel,
La Maison des Bories
“ Le soir, elle est pleine de nuit opaque ou d’un clair de lune saharien. Comment expliquer l’impression de solitude, d’abandon, l’angoisse du vide que dégage, pour Laurent, la chambre carrelée ? Il claque des dents sous le féroce clair de lune, il pense qu’il va mourir là, tout seul, qu’Amédée a enfermé Isabelle à clef pour l’empêcher de le rejoindre, de le sauver, qu’il veut sa mort, oui, oui sa mort, c’est ça qu’il veut, c’est ça... Mon Dieu, sauvé ! la Zagourette ! la Zagourette, Pétrotte, le Chat Fou ! Tout ce monde-là brille et danse, étincelle de triomphe et fulgure d’indignation. ”
