Colette,
Sido; suivi de Les vrilles de la vigne
(1901)
“ Ton corps se souvient de moi, oscille et hésite, tes hanches me regrettent et tes reins me remercient... Tu me regardes, la tête tournée, tandis que tes pieds divinateurs tâtent et choisissent leur route...“Tu t’en vas, toujours plus petite et fardée par le soleil couchant, jusqu’à n'être plus, en haut de la pente, toute mince dans ta robe orangée, qu’une flamme droite, qui danse imperceptiblement...”Si tu ne me quittes pas, je m’en irai, dansant, vers ma tombe blanche.D’une danse involontaire et chaque jour ralentie, je saluerai la lumière qui me fit belle et qui me vit aimée. ”
