René Maizeroy

René Maizeroy

Résumé

Portrait de René Maizeroy René Maizeroy L'amour prodigue

La villa apparut enfin à mi-colline dans un bouquet d'ormes, de frênes et de charmes. Flossie poussa un cri de joie.
C'était en effet le logis d'amour dont ils avaient envie, Ettore et elle, la maison amusante, pimpante, fragile, où l'on passe. Des volets verts ; des balcons ajourés que tapissait un épais manteau d'aristoloches, de crucifères, de vigne vierge ; une façade décorée de carreaux d'émail aux nuances éteintes de turquoise, et qui absorbait, ainsi qu'un miroir, toute la lumière du ciel ; une terrasse blanche sur quoi s'arrondissaient des berceaux de rosiers pleureurs
Source : Gutenberg

Portrait de René Maizeroy René Maizeroy L'amour prodigue

Je préférais cent fois à l'amour mon métier de comédienne... Je lui eusse tout sacrifié sans hésiter seulement une seconde... J'aurais écarté aussitôt de ma vie l'imprudent qui se fût permis de m'imposer ses conditions, de me faire la loi... Est-il en effet des sensations plus aiguës, plus délicieuses, plus troublantes que celles qu'on éprouve à la scène?... Est-il un vertige comparable à celui qui vous étreint, qui vous tend les nerfs, qui vous brûle de la nuque aux talons, dès que l'on sent sur soi ces milliers de regards avides et que l'on lance les premières phrases du dialogue?...
Source : Gutenberg

Portrait de René Maizeroy René Maizeroy L'amour prodigue

N'espérait-il pas, amateur de vie à deux, passionné excessif, revenu des béguins éphémères, trouver en elle la maîtresse d'élection qui se prête à tous les désirs, qui sait le fin du fin de l'amour et la femme qui vous fait un intérieur agréable? Ne reviendrait-elle pas de Fontenailles princesse de Santa Venere, princesse « pour de vrai »?
« Quelle histoire, ma chère! » murmura-t-elle en jetant des baisers à son image, qui lui souriait, fraîche et rose, dans une des glaces.
Source : Gutenberg

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