René Maizeroy,
L'amour prodigue
“ La villa apparut enfin à mi-colline dans un bouquet d'ormes, de frênes et de charmes. Flossie poussa un cri de joie.C'était en effet le logis d'amour dont ils avaient envie, Ettore et elle, la maison amusante, pimpante, fragile, où l'on passe. Des volets verts ; des balcons ajourés que tapissait un épais manteau d'aristoloches, de crucifères, de vigne vierge ; une façade décorée de carreaux d'émail aux nuances éteintes de turquoise, et qui absorbait, ainsi qu'un miroir, toute la lumière du ciel ; une terrasse blanche sur quoi s'arrondissaient des berceaux de rosiers pleureurs ”
