René Maizeroy,
La joie d'aimer
(1884)
“ Rien ne vient en troubler la solitude profonde. La futaie l'enserre comme d'une ceinture verte. Pas d'autre bruit que le vent dans les feuilles, que le monotone clapotis de l'eau et des appels de hérons qui s'abattent sur les roseaux. Qu'on travaillerait bien dans ce coin abandonné ! Ce serait à l'intérieur comme un boudoir tiède, saturé de la même odeur — celle qu'elle préfère — avec des tentures de peluche rose, les bibelots les plus aimés et des meubles bas. Un nid d'amour où l'amour deviendrait meilleur à savourer, si tendre, si despotique qu'on en oublierait le monde entier! ”
