Hurepoin

Résumé

Hurepoin Celles qu'on jalouse (1897)

Mais l'âme de la baronne? me direz- vous.
Oh ! l'âme de la baronne est triste, d'une tristesse incommensurable.
Les effluves divins résistent à son appel, les aspirations affectueuses restent sourdes à sa voix. Elle n'éprouve ni paix intérieure, ni rayonnement céleste, nul tressaillement joyeux, en un mot aucune de ces émotions bénies qui transfigurent le visage de la duchesse.
Tandis qu'elle voudrait s'envoler dans
les sphères paradisiaques, elle se voit réduite à contempler, avec vin dégoût extrême, ses ongles dont la poussière rose s'est évaporée en bataillant contre la côtelette.
Source : Gallica

Hurepoin Celles qu'on jalouse (1897)

« Quand votre âme est troublée, a-t-il coutume de dire, rentrez en vous-même, faites silence autour de vous, priez et méditez. »
Prier efficacement n'est point commode ; quant à méditer, jamais la baronne n'a pu y parvenir.
Elle le déplore, surtout depuis la retraite du carême cette année où sa chaise touchait celle de la duchesse.
Combien elle fut frappée de l'expression de physionomie de cette grande dame dont les beaux yeux erraient dans l'espace, les lèvres balbutiaient, les mains jointes paraissaient étreindre l'extase : sa personne entière respirait le bonheur infini.
Source : Gallica

Hurepoin Celles qu'on jalouse (1897)

BRETONEAU, polisson. — Si, si, il voudra.
Il murmure quelques mots.
LA MARQUISE. — Encore ! ! !
Zorafi, sur le même ton que Bretoneau, insiste.
LA MARQUISE. — Non, non, ça m'ennuie! Débat; les deux hommes font valoir leurs arguments; finalement, Zorafi conduit sa sœur par les épaules dans l'escalier.
— Surtout, calcule bien : qu'il n'ait pas le temps de se raviser?
Le vicomte, de loin, occupé à changer le verre de son monocle :
— Puissent vos souhaits, qui sont les miens, marquise, être accomplis !
Source : Gallica

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