Jeanne Thilda

Résumé

Jeanne Thilda,  Pour se damner

“ Nous avions choisi une contrée lumineuse au bord de la mer, parmi les buissons de cactus en fleur ; là, l’air est si pur qu’il suffit de respirer pour être heureux ; la campagne dans le lointain est si veloutée qu’en ce monde les yeux ne demanderaient d’autre spectacle ; la mer, éblouissante et paisible, semble une pervenche épanouie, et les monts, revêtus d’un pâle violet, vont se perdre dans l’immuable azur. La félicité, la tendresse sont là dans leur véritable patrie, nulle part l’amour ne peut être à la fois plus suave et plus splendide. ”
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Jeanne Thilda,  Pour se damner

“ Pour vous, je brise ma carrière, j’oublie mon devoir, la colère de mes chefs ; votre mari ne saura jamais rien ; vous l’adorez, il reviendra près de vous, et vous penserez quelquefois à celui qui vous aura rendu le bonheur. — Assez, Monsieur, dit la comtesse d’une voix ferme ; il serait inutile, je crois, de faire un appel à votre cœur, de vous supplier...
— Oh ! tout à fait inutile ! répondit-il avec un sourire cruel ; la vie du comte de Maillecraye est dans vos mains.
”
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Jeanne Thilda,  Pour se damner

“ Tout à coup, un cri d’oiseau en détresse traverse les airs, les branches du marronnier craquent sous un poids trop lourde et une femme bondit comme une balle sur le rebord de la fenêtre, et de là sur la table.
Effroi général, exclamations, surprise ! Les corbeilles de fruits roulent aux pieds des convives, et Armand se précipite sur Mimi-Pompadour. Il la presse contre lui, il l’étouffe de baisers ; il rit, il pleure ; il crie mille choses extravagantes et adorables : Ah ! il est bien loin le conseil municipal, et la fiancée, et le père, et la sous-préfecture !
”
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