Charles Aubert, Les nouvelles amoureuses (1891)
“ Je m'abandonnai à cette double ivresse. — Oh que c'est donc bon ! s'écria Hortense ravie. — En effet, ajoutai-je, ce vin vous chatouille le cœur comme une douce pluie de baisers. Et comme la jeune femme allongeait le bout de sa langue rose vers une dernière goutte qui brillait au bord du cristal : — Encore un verre, dis-je. — Ainsi, vous allez vous marier? — Hélas!... c'est mon père qui le veut. — Pauvre monsieur Raoul. — C'est bien triste de se marier sans amour. — A qui le dites-vous? — C'est vrai... Vous ne devez pas être très heureuse avec Vezouille. ”
