J.-H. Rosny jeune

J.-H. Rosny jeune

Résumé

Portrait de J.-H. Rosny jeune J.-H. Rosny jeune La pantine : roman (1929)

Mais la pantine rendit un soupir, sa poitrine se souleva et son cœur se mit à battre...
Pauline recula épouvantée :
— Elle vit, elle vit! gémit-elle, sans se rendre compte de l'absurdité de cette exclamation... Oh ! pourquoi n'avoir pas parlé plus tôt?...
Cet égarement ne pouvait durer. Les soupirs s'étaient éteints, le cœur s'était arrêté...
— Il y a un mécanisme, pensa Pauline...
Et, pleine d'une sorte d'admiration terrifiée :
— Comme il est ingénieux à se créer un idéal! Serai-je jamais assez jolie pour remplacer ce rêve étrange?
Source : Gallica

Portrait de J.-H. Rosny jeune J.-H. Rosny jeune La pantine : roman (1929)

Simone lui avait fait la vie dure. C'est elle qui avait brisé le ménage, volé la fortune et l'enfant, laissé derrière elle un cœur brisé et une chair palpitante. Etait-ce sa faute si la nature avait fait de lui une bête sensuelle, hantée de la volupté comme d'une folie? Et que gagnerait la morale à la souillure des maisons de passe, à cette prostitution clandestine qui ne pouvait que devenir chaque jour plus exigeante et le pousser aux aberrations des jouisseurs pervers?
Source : Gallica

Portrait de J.-H. Rosny jeune J.-H. Rosny jeune La pantine : roman (1929)

Elle sentait contre sa chair cette chair de l'homme qu'elle aimait...
— Je t'aimais déjà quand tu étais toute petite, murmurait Pierre à la recherche de son rêve... Je te voyais courir sur la plage de Trouville, avec tes petites jambes nues, ton corps enveloppé d'une barboteuse et ta chère bouche appuyant sur ma joue un baiser de sœur. Un peu plus tard, tu ne me le donnais plus ce baiser... Je te trouvais chez toi, pensive, toute pâle de saisissement à mon entrée, cachant tes yeux, cachant ton cœur, et c'est dans le frisson de tes
doigts légers que je savais ton amour...
Source : Gallica

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