Emmanuel Constantin, L'homme de glace : roman (1878)
“ Son regard plongea dans le gouffre béant : elle en fut effrayée, et se soutint au parapet. Arthur crut qu'elle souffrait, il lui prit la main. Continuez votre course, montez jusqu'à la rue d'Enfer; pour moi l'émotion m'a brisée. Elle s'assit sur une pierre et s'appuya contre le pont. Arthur la regarda ; il s'apercevait enfin que cette femme n'était pas seulement une de ces créatures vicieuses incapables de comprendre le beau, d'admirer la nature, femmes chez qui les sens n'existent plus et dont le cœur n'est qu'un moulin tournant à tous les vents des fantaisies et de la monnaie. ”
