Clémence Robert,
René l'Ouvrier
(1841)
“ Un seul instant va passer, et ces êtres, pleins de vie et de force, ne seront plus. Ce batelier, si calme et si joyeux dans son sommeil, ce pauvre Réné, l'être le plus torturé qu'il y ait au monde, le poète et la jeune fille plongés dans leur bon, heur, tous, par des situations si différentes, seront arrivés à la mort ; toutes ces impressions si diverses, seront unifiées dans l'insensibilité du néant, confondues dans la glace du tombeau. Réné heurta un tronc d'arbre avec rage, frappa l'eau de sa rame dans le sens où ta barque inclinait, et une vague déjà envahit le bord du bateau. ”
