Résumé

Portrait de Jules Case Jules Case La Petite Zette. 2e édition (1884)

Les yeux étonnés de Suzette interrogèrent, mais sa bouche se tut; ce silence accablait ; leurs mains, maintenant, se serraient mal ; jamais elle ne parla de San-nois, et si, devant eux, une allusion était faite, elle baissait soudain la tête. Le jeune homme voyait et sentait tout cela. Tous deux souffraient.
Il ne fallait qu'un mot ! Pour Marcel, ce mot était le sacrifice de sa vie entière !
L'attitude de madame Berneret lui donnait aussi à penser, l'inquiétait. Elle avait sous ses paupières tombantes des regards, étranges, pénétrants : son ton, avec lui, affectait la réserve.
Source : Gallica

Portrait de Jules Case Jules Case La Petite Zette. 2e édition (1884)

Marcel et Léonie erraient dans le bois de Meudon, au hasard des chemins et des sentiers : de profondes allées sans fin, où l'atmosphère tamisée par les feuillages était verte, les attiraient et ils s'y engageaient ; où bien, c'était une descente à laquelle ils s'abandonnaient, entraînés par la pente, les pieds enfonçant dans un sable jaune et brûlant ; un banc naturel de mousse se présentait au rebord d'un talus, sous l éventail des branches, et il s'asseyaient, et
ils restaient là, côte à côte, à ne rien dire, à jouir du calme, des senteurs vivifiantes et tièdes qui les enveloppaient.
Source : Gallica

Portrait de Jules Case Jules Case La Petite Zette. 2e édition (1884)

A qui se confierait-il, à qui se montrerait-
il ? aux Beaujard, à Félix, à ces êtres boursouflés de leur or et qui ne sentent pas ? A son jeune camarade de bureau, Javin, sec et aigu comme une lame? A sa mère? C'est en sa présence que son cœur est le plus muet.
Non : aucun de ceux-là ne peut rien au mal dont il souffre. C'est une femme que tous ses besoins, toutes ses appétences appellent. Quel fonds inépuisable de tendresses et de dévoûment il sent en lui ! Comme tout son être s'élève, s'offre entier, à cette pensée !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature