Jules Case,
La Petite Zette. 2e édition
(1884)
“ Les yeux étonnés de Suzette interrogèrent, mais sa bouche se tut; ce silence accablait ; leurs mains, maintenant, se serraient mal ; jamais elle ne parla de San-nois, et si, devant eux, une allusion était faite, elle baissait soudain la tête. Le jeune homme voyait et sentait tout cela. Tous deux souffraient. Il ne fallait qu'un mot ! Pour Marcel, ce mot était le sacrifice de sa vie entière ! L'attitude de madame Berneret lui donnait aussi à penser, l'inquiétait. Elle avait sous ses paupières tombantes des regards, étranges, pénétrants : son ton, avec lui, affectait la réserve. ”
