Jules Case

Élements biographiques

Portrait de Jules Case Jules Case,  Bonnet rouge (1887)

“ Une source ignorée jaillissait de son cœur , tiède et pure : il en coulait de la tendresse et de l' amour .
Olivier sentait que jamais il n' avait regardé une femme comme il regardait Simone en ce moment . Il l' enveloppait de caresses imaginaires . Il posait sa tête sur son épaule , passait ses joues sur sa fine chevelure blonde , effleurait des lèvres son cou délicat . Elle devait être de l' âge de Julie , et elle lui semblait une fillette , une enfant .
Elle continuait à jacasser , sautant d' un sujet à un autre , disant des riens avec des intonations charmantes .
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Case Jules Case,  La Petite Zette. 2e édition (1884)

“ Léonie reprit le train. Elle ne reconnaissait pas le paysage, elle ne le voyait même plus, tout lui semblait triste, terni, décoloré par un souffle de mort. Elle pleurait, adossée dans le coin du compartiment, la voilette baissée jusqu'au menton.
Ah ! elle souffrait cruellement ! Pourquoi était-ce ainsi? Elle était donc bien coupable ! comme la vie cependant l'avait trompée, comme on l'avait aidée à s'abuser! Se repentait-elle? non. Mais l'enfant, l'enfant, ce petit
être de son sang, ce morceau d'elle-même arraché à sa chair saignante....
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Case Jules Case,  Bonnet rouge (1887)

“ Ils entendirent Baratier qui rentrait .
Rapidement , elle déposa son œillet sur une chaise qui la séparait d' Olivier . Il prit la fleur et la cacha , humide et tiède , dans le creux de sa main .
Une heure après , il s' en allait , descendait l' escalier , cet œillet aux lèvres , le baisant , humant son parfum avec ce que la jeune fille y avait laissé d' elle-même , son sourire , sa gaieté , ses tristesses jalouses , toute sa grâce d' enfant malade et innocente .
– Elle m' aime ! elle m' aime et je l' aime ! J' aime l' impossible , la mort .
”
Source : Gallica

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