Catulle Mendès,
Toutes-les-amoureuses
(1886)
“ Ce qu'admirait la lampe, c'était madame de Cléguèrec elle-même, si peu vêtue, ah ! si peu, et couchée, comme une baigneuse dans le sable, sur la molle et lisse fourrure où s'écoulaient ses cheveux bruns. A genoux auprès d'elle, Tristan s'extasiait de toute cette blancheur vivante, un peu rose ici, et là s'assombrissant, qui était à lui ! Elle, cependant, sûre de sa beauté parfaite, ravie de ne rien refuser au regard du bien-aimé, elle voulait bien quelquefois, enfouissant son visage dans l'épaisseur des toisons, lentement se tourner, — oh ! l'admirable verso d'une si belle page ! ”
