Paul Acker

Paul Acker

Résumé

Portrait de Paul Acker Paul Acker Petites âmes : roman (1901)

Sans le savoir, Jeanne le reprenait. Il n'eût pas supporté sa colère, car un amant infidèle endure rarement des reproches mérités. Mais elle ne lui reprochait rien, elle lui disait seulement qu'elle l'aimait et qu'elle avait beaucoup souffert, et qu'elle songeait aux journées écoulées. Elle se serrait contre lui, elle nouait ses doigts aux siens et elle le regardait longuement, avec tendresse. Elle ne pleurait pas si à Ville-d'Avray elle ne pouvait retenir ses larmes, ici, maintenant, à ses côtés, elle se sentait aussi heureuse que naguèré.
Source : Gallica

Portrait de Paul Acker Paul Acker Petites âmes : roman (1901)

M. de Graffin prit un escabeau.
Amoureux le sais-je moi-même? Quand j'ai une maitresse je ne peux pas arriver à me convaincre que je l'aime. J'ai beau compter les battements de mon cœur, ils ne me renseignent jamais avec exactitude.
Tholow but une gorgée.
Vous aime-t-elle, au moins ?
Hélas! répondit M. de Graffin, plaignez-moi'd'être, aimé à ce point.
Tholow sourit.
,-Vous ne changerez jamais. Dès qu'une femme se donne à vous, vous
croyez qu'elle accomplit par amour cet acte si simple.
Source : Gallica

Portrait de Paul Acker Paul Acker Petites âmes : roman (1901)

Assis près du feu, en vis-à-vis, les pieds vers les chenets, ils causaient tous deux en souriant. Liette avait encore son chapeau, ses gants et son manchon. Tholow qui considérait toute demeure où il se trouvait à l'égal de la sienne, était nu-tête, en veston, déganté, et fumait une cigarette cueillie parmi celles qui remplissaient un pot de grès sur la cheminée. Ils le regardaient avec amabilité, et ils avaient l'air de lui dire d'entrer et de ne pas se gêner. Etonné, il fronça le sourcil, et diverses questions traversèrent son esprit. Jeanne était-elle venue ?
Source : Gallica

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