Catulle Mendès

Catulle Mendès

Résumé

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès,  Lila et Colette (1891)

“ Ils sont les formes vivantes de ma rêverie ; ce qu'ils font, — je suis elle tour à tour et lui, — je le fais, sans mouvement ; ce qu'ils disent, je le dis, en silence ; je m'approche, comme lui, je m'effraie, comme elle ; j'implore ce qu'il demande, je donne ce qu'elle accorde ; j'ai leurs désirs, leurs pudeurs, leurs ravissements ; et pas une secousse n'a hâté le balancement rythmique du hamac sous les branches.
II
— A la bonne heure ! dit Lila. Lorsqu'il s'agit d'une naïve idylle, on peut
goûter, dans la contemplation, le charme de l'action même.
”
Source : Gallica

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès,  Lila et Colette (1891)

“ Pendant que son amie se troublait de plus en plus, Colette continua de parler, gravement : — Ce que toutes les femmes cherchent, tu l'as trouvé, inespéré hasard ! Il t'a été donné de rencontrer un enfant ingénu, — enfant par les illusions, homme par le désir de les perdre — qui s'est livré à toi tout entier, qui n'a qu'une pensée : ton sourire !
qui passe à travers la vie en se demandant pourquoi vivent les gens qui ne t'aiment point ; qui ne croit aux rossignols que depuis qu'il a entendu ta voix ; qui dit aux roses : « Ah ! sa bouche ! »
”
Source : Gallica

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès,  Lila et Colette (1891)

“ Lila, proclamaient des gens très difficiles, avait des perfections que l'on n'avait jamais rencontré chez les plus adorables personnes ; ses cheveux, si longs, semblait un manteau de vermeil léger ; les fermetés rondes de sa gorge étaient sincères comme celle d'une poitrine de marbre ; elle ne devait pas au mensonge des tournures l'ampleur mouvante de ses hanches ; et, seul, un imperceptible duvet ombrait, à peine, d'or tremblant, sa jambe
lisse qui s'effilait en la plus étroite cheville. Vous devinez la joie de Colette lorsqu'elle entendit tenir sur son amie d'aussi honorables propos !
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature