Résumé

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Monstres parisiens : deuxième série

L'époux est un monstre, qui, en souillant la vierge, ne divinise pas la femme. Rien ne t'absoudra de l'impur sacrilège, et il ne te sera jamais pardonné, cet effroi étonné d'une innocence, qui, sans avoir rien prévu, devine qu'on la déçoit. C'est en vain que tu partis
pour l'Italie avec la vicomtesse, — le chemin de fer, suprême espérance! — c'est en vain que tu tentas de divertir son instinct ou son rêve dans les plaisirs du monde, du luxe, dans mille folies; peu à peu, elle comprit et, six mois après, elle avait un amant.
Source : Gallica

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Monstres parisiens : deuxième série

Ton baiser m'accepterait tiède encore du sien, et moi je rapporterais tes lèvres à sa bouche! Oui, oui, je vois les choses. Ce que tu me demandes, c'est un amour prudent, qui a peur, qui se cache, qui prend des précautions, c'est de mentir, c'est de trahir, lui pour toi, toi pour lui, en souriant ! Je sais qu'il est des femmes capables d'une telle bassesse ; quelques-unes, qui s'inquiètent peu de leur propre estime pourvu qu'elles ne s'aliènent point le respect courtois du monde, ont cette hypocrisie abjecte!
Source : Gallica

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Monstres parisiens : deuxième série

«Oh!
la bonne pensée, dit l'amant, et comme vous êtes bonne ! » Elle s'assied, elle écrit, cachette la lettre, la donne elle-même, par la porte entrebâillée, au domestique, avec des instructions rapides. Puis, souriante, ayant perdu le souvenir des amertumes et des colères, elle entoure de ses deux bras nus, — car où donc est la robe? - le cou de M. d'Argelès, parle bas à son amant, penchée, et le baise, avec un petit bruit de lèvres, dans les cheveux.
Elle est toute autre, en vérité. Après l'amour
farouche qui s'exalte, c'est l'amour un peu frivole qui s'amuse.
Source : Gallica

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