Adrien Desprez, Train de plaisir à travers le Quartier latin… (1864)
“ A la porte, une femme, dans le paroxysme de la jalousie, accablait son amant de reproches : c'était l'amour-propre blessé, empruntant le langage de l'amour. Plus loin, le couple le plus ennuyé promenait son visage terne au milieu de cette foule pleine de gaîté et d'animation : c'était un amoureux jaloux et chagrin, assez complaisant pour conduire sa maîtresse au bal, pas assez pour la laisser danser. A travers le dépit et la contrariété, sur le visage de la jeune femme perçait un sourire ironique et moqueur, qu'un fataliste aurait traduit ainsi : personne ne peut échapper à son sort. ”
