L. Savary, La Tour de la lanterne (1906)
“ Liette avait emporté tous les couteaux, même le grand couteau à découper ; les ciseaux de sa tante et ceux de Botte. En voyant autant d’ouvrage le père Malaquin grimaçant de plus belle, se mit hâtivement au travail ; mais, soucieux, il regardait le soleil baisser à l’horizon. Liette, sans le perdre de vue, ne dédaignait pas de faire un brin de causette avec le brave homme. Plus il travaillait, plus ses doigts et son pied étaient agiles... la roue semblait tourner toute seule ; chauffée par l’acier des couteaux, aux rayons du soleil couchant, elle jetait des lueurs d’éclairs. ”
