Charles-Victor Prévost d’Arlincourt,
Le Solitaire
“ Relevant la mère Ursule, Élodie, vers un chêne voisin, la traîne avec effort, et soutient ses membres glacés ; puis, debout contre l’arbre protecteur, alors pâle et résignée, la douce vierge de l’abbaye, battue par la tempête, à la sinistre lueur des éclairs, immobile et silencieuse, semble, au milieu des ténèbres de l’enfer, une blanche apparition de l’Élysée. Cependant la bourrasque impétueuse a passé ; un rayon de lumière a brillé du côté du couchant : la foudre ne tonne plus au-dessus de la montagne. ”
