Charles-Victor Prévost d’Arlincourt,
Le Solitaire
“ En prononçant ces derniers mots, le chasseur de la montagne avait saisi la main de l’orpheline, et l’emmenait hors du bocage. La vierge, attendrie, éperdue, lève les yeux au ciel, semble le consulter, et ne résiste que faiblement. Mais la lune a disparu sous l’horizon ; des ombres épaisses couvrent la nature ; et le long mugissement des vents retentit au loin dans la forêt, comme une voix plaintive appelant au secours de l’innocence. — « Arrêtez ! s’écrie soudain Élodie ; de grâce, arrêtez ! Où me conduisez-vous ? » — « Au mont Sauvage ! à l’amour ! au bonheur ! » ”

