Résumé

Ch. Louandre,  Revue des Deux Mondes

“ Eh bien ! je le demande maintenant, si le public a laissé passer, sans y prendre garde, tant d’odes, d’harmonies, de méditations, tant de poèmes sans couleur, sans chaleur, sans vérité, sans idées, sans style, le public a-t-il eu tort ? La poésie est-elle morte parce qu’on n’a pas lu les mauvais vers ? À qui la faute ? Et cependant tout le dédale humain a été parcouru. La muse est intervenue en toutes choses ; on a chanté le scepticisme, la foi, la paix, la guerre, le passé, l’avenir, les grands hommes et les scélérats, l’émeute, la royauté, la république. ”
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Ch. Louandre,  Revue des Deux Mondes

“ Il fut un temps où la poésie érotique célébrait les faveurs, les rigueurs, les infidélités de la femme aimée, enfin toutes les choses inévitables de l’amour. Tout cela, dans les volumes des Tibulles néo-chrétiens, est tout-à-fait passé de mode. L’amour terrestre est trop grossier pour qu’ils s’abaissent jusqu’à ses extases ; ils demandent si peu de chose, un soupir, une vague pensée, que les plus cruelles leur donnent toujours plus qu’ils ne demandent, et les vierges qu’ils chantent sont tellement candides, qu’elles n’oseraient se permettre à leur égard les moindres distractions de cœur. ”
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Ch. Louandre,  Revue des Deux Mondes

“ Avant de prétendre à faire de la littérature religieuse, tâchez d’arriver à la paix des ames croyantes, attendez que le calme se fasse en vous. L’inquiétude et l’exagération n’ont jamais été les signes de la foi. Tant que la colère sera votre muse, tant que l’intolérance conduira votre plume, vous ne mériterez pas le nom d’écrivains religieux. Bien loin de relever la croyance, vous ne ferez que l’affaiblir ; bien loin d’atteindre à l’inspiration catholique, vous ne serez pas même dans le catholicisme. ”
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