Gustave Lanson,
Revue des Deux Mondes
“ La littérature tendait à la philosophie et à la science. Avec Lamartine, elle change de direction et tend à l’art, à la poésie, à la musique. Le vers abandonne les qualités de prose qu’il avait toujours cherchées depuis plus de deux siècles. La beauté et l’émotion deviennent l’objet direct, principal, du travail poétique ; et la recherche de la vérité se transpose en une expansion de sincérité. Ce n’est plus la réflexion d’une raison sur la vie : c’est la vie d’une âme qui se projette, ardente et nue. L’évidence de l’esprit fait place à l’évidence du cœur. ”
