Résumé

Alexandre-Adolphe Legrand Épître au tiers-parti de la République des lettres… (1837)

Chaque siècle a ses goûts, son génie et ses mœurs : Sur un sable mouvant de mobiles idées, On voit les nations tour-à-tour possédées D'un esprit inquiet, non moins qu'aventureux, Rompre, étendre ou changer le cercle de leurs vœux.
Cependant, emporté dans ses veilles profondes Au centre des pensers où gravitent deux mondes, Malgré lui, le poète, esclave en liberté, Se doit au vœu public avant tout consulté : En effet, en dépit du beau feu qui l'anime, Le succès n'est promis qu'aux pensers qu'il exprime ; Pour être lus, ses vers doivent, nerveux ou doux, Etre l'expression des sentiment de toas.
Source : Gallica

Alexandre-Adolphe Legrand Épître au tiers-parti de la République des lettres… (1837)

Pour châtier les mœurs du peuple qui grandit, Il expose à ses yeux les mœurs d'un temps barbare ; Le vice est poursuivi jusques sous la tiare ; On a dit : guerre a mort aux Alexandre six Hier canonisés, mais aujourd'hui flétris!.
Tout s'émeut : l'écrivain en qui la vertu brille, Rêve de liberté jusques à la Bastille, Jusques sous les verroux demandant compte aux rois Du pouvoir qui leur vient non de Dieu, mais des lois.
Ce siècle a réagi sur notre poésie.
Poète, prosateur, dieu, démon ou génie , Voltaire, en ses écrits tranchant comme l'acier, Représente à lui seul son siècle tout entier.
Source : Gallica

Alexandre-Adolphe Legrand Épître au tiers-parti de la République des lettres… (1837)

A vrai dire, aujourd'hui il n'y a plus ni classique ni romantique : le romantique reste un mot vide de sens ; le classique, un mot seulement applicable à toute œuvre d'art ou de sentiment, qui, brillant par la pureté et le goût et pour ainsi dire revêtue et ornée de l'approbation générale, est offerte en modèle à ceux qui cultivent la littérature et les arts.
Source : Gallica

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