Alexandre-Adolphe Legrand, Épître au tiers-parti de la République des lettres… (1837)
“ Chaque siècle a ses goûts, son génie et ses mœurs : Sur un sable mouvant de mobiles idées, On voit les nations tour-à-tour possédées D'un esprit inquiet, non moins qu'aventureux, Rompre, étendre ou changer le cercle de leurs vœux. Cependant, emporté dans ses veilles profondes Au centre des pensers où gravitent deux mondes, Malgré lui, le poète, esclave en liberté, Se doit au vœu public avant tout consulté : En effet, en dépit du beau feu qui l'anime, Le succès n'est promis qu'aux pensers qu'il exprime ; Pour être lus, ses vers doivent, nerveux ou doux, Etre l'expression des sentiment de toas. ”
