Résumé

F. Ponsard Revue des Deux Mondes

Ponsard a été un précurseur, bien plutôt qu’un réactionnaire ; son programme, autant qu’on le puisse définir, le rattacherait davantage à Flaubert et à Leconte de Lisle qu’à Voltaire ou à Raynouard ; et si son œuvre, suivant l’aveu de Musset, nous fait entendre « un langage que nous n’avons pas entendu depuis Corneille, » nous ne croyons pas, d’autre part, que jamais un poète ait poussé plus loin le souci de l’exactitude dans les faits, les sentimens, et jusque dans la couleur historique.
Mais on ne sait plus rien de Lucrèce, non plus d’ailleurs que de la personne et de la vie de Ponsard.
Source : Wikisource

F. Ponsard Revue des Deux Mondes

« Je n’ai pas ressenti, quant à moi, y disait-il, les indignations de mon prédécesseur (Baour-Lormian) ; j’avouerai même que le romantisme eut mes premiers enthousiasmes. Les illustres chefs de cette école ont mis leur empreinte ineffaçable à tout ce qu’ils ont touché, à la poésie lyrique, au roman, au théâtre. »
Revenu de ce grand Paris où il s’était senti bien isolé, François Ponsard fut heureux de retrouver, dans sa ville natale, un foyer, une affection attentive et tendre. Bientôt cependant la vie un peu monotone qu’il menait à Vienne commença à lui peser.
Source : Wikisource

F. Ponsard Revue des Deux Mondes

C’est, au reste, ce que la simple lecture de Lucrèce suffirait à prouver : l’idéal artistique de l’auteur y apparaît avec une clarté parfaite, et l’on y voit aussitôt que, loin de vouloir revenir aux vieilles formules de la tragédie classique, mais surtout loin de vouloir en rendre les sentimens plus banals et le style plus prosaïque, Ponsard s’est au contraire proposé de dépasser, en quelque sorte, le drame romantique dans la voie d’une étroite et profonde union de la vérité et de la poésie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature