Résumé

L. Vitet Pindare et l’Art grec

Elevée jusqu’à cette puissance, la critique devient une œuvre d’art. C’est de la poésie que de tels jugemens, une poésie qui rend aux choses leur aspect, leurs formes, leur relief et leur couleur. Rien ne peut mieux donner le spectacle de la Grèce antique que cette façon hardie d’en évoquer l’esprit et la pensée, rien, pas même la vue de l’Elgin Saloon ou de la Vénus de Milo. Si, par impossible, ces marbres révélateurs venaient jamais à disparaître, en nous parlant de poésie et d’antiquité grecque, M. Villemain nous les ferait revivre.
Source : Wikisource

L. Vitet Pindare et l’Art grec

Ce n’est point, à coup sûr, par le jeu de la scène, par l’artifice du théâtre, qu’Eschyle nous ébranle : son art, à lui, est aussi du lyrisme, mais un lyrisme qui daigne parler des hommes, qui s’intéresse à leurs misères, et qui tout à la fois les touche et les exalte. Aussi, pour sentir Eschyle, pour en pénétrer les beautés, les mystères, il ne fallait que nous débarrasser de nos modernes préjugés, prendre une idée plus large, un sentiment plus vrai de l’antiquité grecque, tandis que pour Pindare peut-être faudrait-il quelque chose de plus.
Source : Wikisource

L. Vitet Pindare et l’Art grec

Culte des dieux, culte de la patrie, voilà la poésie de Pindare. L’homme, la personne humaine, n’en est point le sujet, et n’y joue que le moindre rôle. Pindare ne serait pas dorien s’il voyait autre chose dans ses concitoyens qu’un peuple, un corps de nation. Il ne comprend, il ne peint les hommes et les choses que de haut et d’ensemble. Il plane sur la terre et ne l’habite pas.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature