Armand de Pontmartin,
La Poésie française en 1861
“ Aujourd’hui la démocratie, qui n’est après tout que le peuple émancipé, organisé, fait homme, devenu son maître et le nôtre, aurait, si l’on n’y prenait garde, une poésie toute contraire, une poésie qui exprimerait la corruption des civilisations extrêmes, comme l’autre exprimait l’ingénuité des sociétés naissantes. L’art démocratique, — en ôtant à cette épithète son sens politique, — serait ainsi l’opposé de la poésie populaire. C’est que dans l’intervalle le temps a marché ; la naïveté est devenue science, la grossièreté sans malice a fait place au raffinement sans âme. ”
