Paul Stapfer,
Causeries guernesiaises
(1869)
“ Mais, à tout prendre, les vers du nouveau Musset sont les plus beaux, les plus beaux par la perfection de la forme, les plus beaux par la profondeur du sentiment. N'allez pas y chercher le moindre souffle héroïque ; gardez- vous de respirer cette poésie à pleine poitrine, comme on respire celle de Milton ou de Corneille. Alfred de Musset n'habite pas les sommets. Il s'élève souvent et il nous élève avec lui jusqu'à cette hauteur où l'imagination s'écrie, où l'intelligence admire, rarement jusqu'à celle où l'âme se recueille et devient meilleure. ”
